DECAMBRONEZ-VOUS, citoyens de notre Belle République Golfo-Atlantique !

Publié le par M. AFRYC

On refait donc la nationale. 

On a déguerpi tout ce qui devait l’être. 

On a créé des déviations, mis des panneaux ( ?) et, avec de lourds blocs de bétons rouges et blancs on a bloqué, garroté  la nationale ; ne passent plus que les véhicules autorisés, dans les deux sens. 

Maintenant, on déverse des bennes de terre pour bloquer certaines vons qui s’y abouchent !   Interdire ainsi le passage est un doux rêve et la terre se tasse sur les côtés !  Quelques passages de motos la tassent assez et les voitures suivent et se forcent un passage.  On peut donc encore quitter les quartiers et accéder à la nationale, y rouler et se heurter au barrage fermant l’accès à la portion en travaux, où l’on se trouve.

Aurait-on oublié que des gens vivaient de part et d’autre de cette voie là ?

N’aurait-on pas pris en compte que ces gens qui vivent et dorment là doivent aussi aller ailleurs pour quelque raison que ce soit, c’est à quoi sert justement cette voie là ?! 
Quelle ressource ont ces gens pour rejoindre ces fameuses déviations ? 

Lors donc, il est encore possible de pénétrer sur cette voie mais la sortie en est bouchée en tout illogisme !  Et les voitures de se déverser dans nos, hier encore paisibles, vons, et d’errer en quête d’une sortie vers cette voie condamnée…

On veut nous faire rire ?  Comment aller de là à là s’il n’est plus possible de passer ici ?

Ca va tortillarder sérieusement dans des vons encore tranquilles, des voitures, des motos cherchant leur piste vers cette déviation dont on parle sans l’indiquer vraiment.

Bonne arrivée !  Bruits et gaz en rab !

Circulez fistons, allez taper votre ballon ailleurs, nous devons circuler…

Mais attention, votre droit à vivre en paix ne vous autorise pas à interdire de circuler devant votre porte !

Le respect des lois étant ce qu’il est, j’ai, ce matin deux fois en dix mètres tout au plus été tutoyé par une ombre vrombissante.

Un de ces tas de terre barrant le pavé et l’accès à sa porte, le Versaille (s facultatif suivant les panneaux !) a ouvert une brèche dans sa clôture.  Lors donc, ce matin marchant sur le trottoir, un klaxon a heurté mon épaule de sa fureur et je n’ai du qu’à une sorte de véronique d’éviter de heurter la carrosserie d’un gros 4x4 qui s’engageait à fond de train dans le passage privé pour rejoindre le pavé de l’autre côté de la barrière terreuse !

Encore l’esprit occupé par ces malotrus et leurs manières, je suis passé devant le tas de terre et je me suis engagé sur le trottoir pour le contourner, pas assez vite au gré d’un motocycle qui m’a corné les oreilles en m’évitant de peu.  C’est cela être piéton !

Sans doute, ces gens ne sont-ils  jamais piétons ; normal pour les centaures rivés à leur mécanique, normal encore pour les handicapés moteurs qui ne peuvent marcher qu’avec un siège à gros moteur ;  j’y pensais en passant devant le super-marché, contre le trottoir, portière ouverte, une belle attend et vitupère parce que la petite vendeuse lui semble trop longue à la servir c’est qu’elle a rendez-vous peut-être avec sa manicure-pédicure esthéticienne du Dieu Puissant, Bon, ou de Jésus, ou Je ne sais qui…

Deux ou trois semaines plus tard, les travaux sont bien engagés et la circulation rendue bien plus difficile encore, mais on a réouvert la route non pas pour que ceux qui y sont puissent sortir de cette nasse mais pour que tous ceux qui ne veulent pas suivre la déviation puissent le faire ! 

Dieu merci dit-on en arrivant de l’autre côté quand on a réussi la traversée puisque, de nouveau l’on roule vite dans les deux sens (c’est quoi déjà, un 30 dans un cercle ?).

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Publié dans Humeur

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