Pas de pics, pollution stable et constante.
Le vieux camion, désormais sans vitre latérale, va partir ; on l'a fait ronfler et hurler, il a craché un peu de la crasse qui encombre ses circuits. D'un bidon on fait le plein ; opération malcommode, l'odeur du gas-oil frelaté m'irrite le nez à 6 mètres, il a passé la journée au soleil d'un trottoir et ses vapeurs sont légères ! Pour vérifier le niveau, si une baguette ne convient pas, il suffit d'enfiler le bras et, ensuite, regarder ses doigts !
Le camion jaune, jeune par rapport à l'autre, était parti ; il est revenu bleu, l'odeur de sa peinture neuve monte jusqu'à mon balcon. Dans les coins moins visibles ou moins commodes d'accès, comme le devant de la benne, la peinture manque par endroits et le jaune transparaît ! Sa plaque est toujours AH 1984, nostalgie ou espoir ?
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